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LCI – L’avocat du couple molesté dénonce une volonté «d’étouffer l’affaire Benalla» en mai dernier

TEMOIGNAGE – Sahand Saber, l’avocat du couple qui a subi les violences d’Alexandre Benalla le 1er mai dernier, était l’invité de LCI, mercredi 25 juillet. Il estime que, si le couple n’a pas été déféré après son interpellation, c’était en vue d’empêcher que l’ancien chargé de mission de l’Elysée ne soit entendu.

La défense du couple molesté par Alexandre Benalla avance ses pions. Sur LCI, ce mercredi matin, leur avocat Me Sahand Saber est revenu en détail sur les conditions dans lesquelles ses clients ont, selon lui, vécu la manifestation du 1er mai à l’origine du scandale.

Pour l’avocat du jeune couple de trentenaires – un jeune homme d’origine grecque et une jeune femme française -, ses clients ont été interpellés le 1er mai mais aucune suite n’aurait été donnée à l’affaire afin de protéger Alexandre Benalla. « S’ils avaient été placés en garde à vue, ils auraient été entendus », argumente-t-il. « La police aurait été entendue, M. Benalla aurait été entendu… Et s’il avait été entendu, l’affaire aurait éclaté dès le 2 mai »… et non pas le 18 juillet avec les révélations du Monde.

Sahand Saber est allé un peu plus loin. Pour l’avocat, l’information aurait été transmise directement après les faits « au ministère de l’Intérieur et de la Justice », avec la volonté « d’étouffer cette affaire ». Une hypothèse qui contredit en tous points la défense de l’Elysée et de la majorité sur le sujet, qui avance au contraire la volonté de transparence au plus haut sommet de l’Etat.

«Mes clients ne sont pas des fauteurs de trouble»

L’avocat a également réaffirmé que ses clients, des trentenaires insérés « qui ont leurs habitudes dans ce quartier », « ne sont pas venus ce jour-là » sur la place de la Contrescarpe « pour affronter les forces de l’ordre ». « Ils sont venus en tant que spectateurs », a-t-il assuré.

« C’est à l’issue d’une première charge des CRS et des coups qu’ils ont reçus » que, dans l’émotion, « ils ont jeté des projectiles » sur les forces de l’ordre, « peut-être une carafe d’eau » pour le jeune homme et « un cendrier » pour la jeune femme.

25 juillet 2018 — Vincent Michelon

Publié dans: General Criminal Law
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